Aéroclub Méribel

Altiport Robert Merloz

Category: HISTOIRE (Page 2 of 3)

Extraits de Xavier Maniguet

L’altitude est le royaume des espaces infinis, de l’épanouissement sensoriel, et à ce titre le meilleur remède contre le stress. L’oeil peut balayer d’immenses horizons sur des secteurs très larges, sans retrouver pour autant l’angoissante monotonie du désert. De nombreuses courbes viennent rompre l’horizon sous toutes les inclinaisons possibles, jusqu’à la verticale, tandis que les rochers, les bois, les vallées et les étendues de neige se succèdent jusqu’à l’infini en un véritable patchwork de taches noires et blanches. Le bleu du ciel est aussi foncé que le vert des Conifères, et s’il ne manque que le rouge à la palette du peintre, il suffit d’attendre le soir ou l’aube pour apercevoir des flamboiements extraordinaires.
Le vent ne charrie pas d’odeurs mais seulement des essences exacerbées par la légèreté de l’air ; ici le pin sent la résine, là l’odeur très particulière du cuir exhalée sous la neige fondante… Les odeurs polluantes bloquées dans le fond des vallées, les narines découvrent au printemps de nouvelles essences vierges de tout mélange. En hiver, on sent l’ozone, en été, la jusquiame, à l’automne l’humus des champignons….
Le musicien y trouvera son compte entre les battements de son cœur qu’il entendra sur les glaciers sans brise, et L’Echo cristallin d’une chute de pierres dans le lointain..
Je ne connais pas de milieu où l’on sente mieux son corps.


Xavier Maniguet 
La montagne et vous.

Il est plus difficile d’être heureux que malheureux. L’écoulement de la vie est comme celui de l’eau descendant de la montagne. Il y a sans cesse des cheminements possibles différents, dans l’ombre ou la lumière, par le flot tumultueux du torrent ou le courant apaisé du ruisseau. La même goutte d’eau pourra rejoindre le fond de la vallée en quelques minutes ou quelques jours selon qu’elle se jettera dans la cascade ou serpentera dans les pâturages. À la différence de la goutte d’eau nous pouvons choisir : nos actes découlent de nos pensées. Nous avons le loisir d’être optimistes ou pessimistes; de maîtriser nos émotions ou non; d’aller au devant des autres ou pas, de jouir de chaque seconde ou de toujours courir, d’être à l’écoute de notre corps ou de l’oublier. Il y a mille et une façons d’atteindre le fond de la vallée.


Xavier Maniguet
Mieux Être.

ManiguetLombard2ManiguetSuisse

XavierManiguet

44è Rassbt International Pilotes Montagne

                       Samedi 7 Juin – Dimanche 8 Juin

 

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Roland de la Poype, Marcel Albert

RolanddelaPoypeMarcelAlbert

Compagnon de la Libération, héros de l’Union soviétique, grand-croix de la Légion d’honneur, ils sont deux dans notre histoire à avoir réuni ces distinctions exceptionnelles. Roland de la Poype, Marcel Albert.

Deux frères d’armes qui furent l’honneur de la France d’avoir traversé le monde pour se retrouver aux côtés de leur frères russes et résisterà la barbarie nazie.

Deux preux dont l’amitié incarnait le tissu recousu de la France.

Marcel Albert, le titi métallo de Billancourt et Roland de la Poype, l’aristo lunaire d’Anjou.

C’est l’épopée du Normandie-Niémen, voulu par le Général de Gaulle, contre l’avis des alliés anglo-saxons,

Groupe de chasse numéro 3, quatorze pilotes, cinquante mécanos, débarqués sur la terre russe en novembre 1942 alors que la Bataille de Stalingrad bat son plein.

De ce premier contingent, quatre pilotes revinrent vivants.

Pendant trois années, cette poignée de Français libres va arpenter l’immensité russe pour témoigner de la fraternité de la France face à l’ennemi fasciste.

Au final, le meilleur score de la chasse française avec 273 victoires homologuées. Quatorze d’entre elles furent le fait de Roland de la Poype.

Roland de Roncevaux avait entre ses mains Durandal, Roland de la Poype a un Yak, le n°24 sur lequel son mécano a peint une gueule de requin.Il appartient au 18ème régiment de la Garde commandé par le colonel Goboulov, unité de la prestigieuse 303ème division aérienne sous les ordres du général Zakharov.

Mais le résultat de la présence du Normandie aux côtés des Russes ne se réduit pas à un score, elle refonde les bases légendaires d’une amitié entre les peuples qui dure encore.

Pour résumer cette épopée, Roland citait un exploit de pure fraternité qui, lorsqu’il l’évoquait, soixante ans après, lui nouait encore la gorge : le sacrifice de Maurice de Seynes. La tradition sur le front russe était d’emporter lors des vols de liaison, dans la soute du Yak, le mécano attitré de l’avion. L’affection qui se tissait entre le pilote français et le mécanicien russe sont des liens que seules les misères d’une pareille guerre permettent de tisser.

Le 15 juillet 1943, lendemain de la fête nationale française, changement de terrain. Les quatre escadrilles décollent les unes après les autres du terrain de Doubrovka. Maurice de Seynes emmène Vladimir Bielozoub, coincé derrière le siège du pilote, dans la soute, sans parachute. Au bout de quelques instants, de Seynes revient, l’habitacle envahi de fumée. Aveuglé, tentative après tentative, de Seynes essaie de se poser… Vainement. Le commandement français puis russe, lui ordonne d’abandonner son avion et de sauter en parachute. La vie d’un pilote expérimenté est une denrée rare et précieuse. Seynes refuse. Sauter, c’est abandonner Bielozoub. Les camarades restés au sol entendent la respiration oppressée de leur camarade qui se mure dans le silence. Tous approuvent dans leur cœur le choix de Maurice. Ils feraient de même. Quelques instants plus tard, à l’issue d’une ultime tentative, l’avion percute le flanc d’une colline proche. Maurice de Seynes et Vladimir Bielozoub ont été enterrés côte à côte dans la terre de Doubrovka. A la fin de la cérémonie, les enfants du village sont venus déposer un bouquet tricolore de fleurs des champs sur les tombes des deux amis.

Une semaine plus tard, à l’issue des féroces combats entourant le franchissement du fleuve Niémen, Staline accordait au groupe de chasse Normandie la dignité d’accoler à son nom celui de Niémen.

En Russie, le nom des deux héros et le nom de Normandie-Niémen sont toujours connus par tous les écoliers et toujours enseignés avec respect.

Sans le Normandie-Niémen, sans les étoiles de Héros de l’Union soviétique accordés à quatre de ses aviateurs, sans le baiser à la Russe, sur la bouche, que Staline donna à Pouyade, le commandant du désormais célèbre Neu-Neu, selon son surnom familier, à la Noël 1944, les accords signés entre la France et l’Union soviétique la même nuit ne l’auraient pas été ; la France n’aurait sans doute pas été autorisé par Staline à figurer à la table des vainqueurs de Berlin, le 8 mai 1945.

L ‘épopée Normandie-Niémen nous enseigne qu’il n’est pas de grande politique durable sans humanité.

Ces garçons de vingt ans qui firent sérieusement, la guerre dans l’honneur jusqu’à la victoire, aimaient rire, vivre, aimer. Ils faisaient juste leur devoir de Français, sans lequel il ne peut exister nulle prétention à l’exercice d’aucun droit. A côté de La Poype, Albert, le duo légendaire du Normandie, Marcel Lefèvre , Jean de Pange, Pierre Pouyade, Joseph Risso, les mécanos Georges Marcelin, Alexandre Kaprolov.

Fraternité des gens de l’air…

Et puis les amis d’Angleterre Jean Maridor, Christian Martell, Charles Ingold, Henri de Bordas, Claude Raoul-Duval, Pierre Clostermann, Paddy Finucane,« We few, we happy few, we band of brothers », disait Shakespeare. La France libérée, Roland de la Poype a quitté l’uniforme, pris un métier,épousé une femme, fondé une famille qu’il a profondément aimée. Entrepreneur visionnaire, il réinvente l’industrie du plastique. Il créé le berlingot Dop, dessiné par Vasarely, ce conditionnement de shampoing commode et bon marché qui révolutionne l’hygiène en France. Ses emballages plastiques de l’agroalimentaire sont les plus présents en Afrique et en Amérique latine.

Maire de Champigné, membre actif de l’Aéro-Club de France, la maison des ailes françaises, plus ancienne institution aéronautique au monde et dont il reçu comme Guynemer la grande médaille d’or. Roland touche à tout ; il invente une voiture économique, écologique, modulable, la Méhari, présente dans tous les musée de design. L’environnement pour lui est une passion avant qu’elle ne soit une mode.

Il fonde le Marineland d’Antibes afin de permettre à ses contemporains de connaitre la vie des grands animaux marins. Mais au milieu de ce parc éblouissant, il dresse un magnifique musée de la marine ainsi qu’un autre rendant hommage au débarquement de Provence d’Août 1944. La distraction se conjugue alors à la connaissance, à l’histoire, à la culture.

On n’en finirait pas d’évoquer les projets futuristes que Roland de La Poype, jusqu’au bout, ne cessait d’imaginer. Au final, il aura fait plusieurs fois fortune, réinvestissant à chaque fois le gain accumulé afin d’entreprendre une nouvelle aventure. La preuve par trois, en des temps où la cupidité est louée par les petits et les grands, que l’on peut faire fortune et enrichir la collectivité. Toujours léger, il refusait farouchement tout statut d’icône, moquait tous ceux qui l’abordaient avec componction et solennité.

Il détestait les contraintes mais vouait une incroyable fidélité à la parole donnée.

Roland s’est éteint rempli des forces que donne l’amour en tenant la main de son épouse Marie-Noëlle,de cet amour plus fort que la mort, qui continue une fois la terre quittée.

 

Max Armanet

 

Robert Merloz par JC Roumilhac


Robert_Merloz
Robert Merloz. Ce nom évoque pour de très nombreux pilotes, la création d’Air Alpes, le premier atterrissage en janvier 1962 sur ce qui allait devenir l’Altiport de Méribel, le début de la formation montagne au SFA, et des fonctions de commandant de bord, chef des divisions A320 et B747-400 au sein d’Air France. Mais pour nous tous, pilotes de montagne, pilotes Air France et autres, ce nom évoque, bien plus que cela encore. Celui d’un formidable pilote aux qualités, tant professionnelles que personnelles unanimement appréciées, bref un aviateur d’une grande humilité que nous respectons tous et dont nous avions tous envié la trajectoire.

J’ai connu Robert en 1990. J’étais jeune commandant instructeur pilote de ligne sur A320. Il était mon chef de division. Mais les relations professionnelles que l’on peut nouer au sein d’une grande compagnie se limitent le plus souvent à quelques contacts hiérarchiques… En février 1991, j’ai vécu sur le terrain de Nîmes lors d’un entraînement de jeunes pilotes ab-initio, une désagréable péripétie technique qui jalonnait les premières années de l’Airbus A320. C’est à ce moment que j’ai pu apprécier les qualités de Robert en tant que chef de division.  Il m’a apporté un coup de main que je n’ai jamais oublié. J’ai pu aussi déceler les contours d’un caractère bien forgé : celui du savoyard Merloz.

Bien sûr, avant cet incident, Je connaissais le nom de Robert Merloz, qui était à l’origine de l’introduction de l’A320 à Air France et qui avait réalisé, entre autre, ce survol des Champs Elysées avec le Président de la République, vol au cours duquel il avait connu quelques sueurs avec les systèmes de l’avion.

Ma curiosité et mon goût pour la relation humaine m’avaient donné envie d’aller plus loin, d’en connaître un peu plus, au-delà de la technique. C’est aussi à cette époque que mes pas (ou plutôt mes skis), m’ont conduit vers Méribel. J’ai alors découvert un aéroclub de montagne. En entrant dans cet aéroclub en 1990, ce repère de Mousquetaire rouges, j’ai d’abord retrouvé Nano Chappel.  Nano, avec qui j’avais partagé de nombreux vols comme copilote sur B747 et qui me fera faire mon premier posé en montagne. Nano avait volé de très nombreuses années avec Robert Merloz comme copilote. Souvent, Nano me parlait de Méribel, de la montagne et de Robert Merloz… Moi, j’écoutais.

 

Intrigué et captivé, j’y ai alors découvert dans ce lieu dédié au pilotage de montagne, la magie du vol. Rigoureux, fin, esthétique. A chaque heure de la journée, à chaque instant, été comme hiver, la lumière change et met la montagne en beauté. Voler au sein du massif alpin, dans ce cadre incomparable, se poser sur les glaciers, c’est composer à chaque instant un nouveau poème pour aviateur amoureux de la sensation de liberté, du vol précis et tout simplement beau.

 

Revenons quelques années en arrière. Nous sommes le 21 janvier 1962, Michel Ziegler et Robert Merloz se préparent comme des navigateurs depuis Chambéry à décoller vers de “nouvelles terres”. Ils viennent de démarrer l’activité de la nouvelle compagnie aérienne Air Alpes qu’ils ont fondée et souhaitent développer plus particulièrement les vols en montagne au profit des stations de ski qui se développent. A quelques minutes de vol, Méribel et Courchevel les attendent. Une clairière près de la forêt du Fontany à Méribel a été préparée par des moniteurs de ski, neige damée, skis aux pieds. Michel pilote le Pilatus Turbo Porter et Robert le Piper PA 18. Robert a alors 25 ans et 300 heures de vol à son actif et la bande d’atterrissage préparée fait à peine 200 mètres de long sur quelques mètres de large. La méthode de pilotage en montagne n’existe pas encore.

Décision est prise de poser tout d’abord le Piper qui présente moins de risque à l’atterrissage. L’atterrissage court est très précis et Robert qui vient de poser pour la première fois un avion à Méribel doit même remettre toute la puissance du moteur pour atteindre le haut de la plateforme. Michel Ziegler le rejoint quelques instants plus tard avec le Pilatus. Ce même jour, ils iront ensuite découvrir Courchevel.

Aujourd’hui, la piste de Méribel (LFKX) est toujours à l’endroit où Robert l’a choisie, longue de 400 m et large de 15 mètres, en dur l’été.

 

Quelques jours plus tard viendront se poser avec un  Pilatus à turbine Astazou, messieurs Desoche, Becker, André Tournier, Joseph Szydlowski, président de Turboméca, Michel Ziegler et Robert Merloz,. Ce sera pour mémoire, le jour où Joseph Szydlowski surnommé amicalement, Jojo la Turbine, citera pour la première fois le nom “d’altiport” en parlant de cette piste et de son environnement.

 

Robert Merloz se voit confier la gestion de cet “Altiport” de Méribel. Il est également instructeur dans le tout nouvel Aéroclub. La méthode rigoureuse de pilotage en montagne commence à être enseignée. Il faudra simultanément créer la nomenclature des altiports, altisurfaces, glaciers et former les premiers pilotes de montagne. L’expérience venant, la méthode s’affine, cette technique qui s’instruit toujours aujourd’hui se fonde sur un pilotage basé sur le choix précis du point d’aboutissement de la trajectoire choisie, de la tenue rigoureuse de la pente d’approche et d’une vitesse décidée en amont et tenue avec précision. Tous les phénomènes aérologiques connus en plaine sont à reconsidérer en montagne. Les vents, brises de pente, rafales et autres ascendances sont parfois des amis, mais deviennent souvent de redoutables adversaires. N’oublions pas que l’une des premières écoles basée à Chamonix dans le Mont Blanc est animée dès 1925 par  Joseph Thoret dit “Thoret Mont Blanc” et s’appelait déjà ‘l’école des Remous”, nom qui pourrait toujours parfaitement convenir aujourd’hui !

Depuis, toutes ces années, Robert Merloz est resté le même. Simplement. Il est toujours habité par un souhait profond de transmettre, ses connaissances, sous toutes les formes, publications, ses articles dans la presse donneront naissance en 1972 à un livre “Le pilotage en Montagne” écrit alors à deux mains avec Nano Chappel. Ses briefings extrêmement élaborés, d’une précision chirurgicale et d’une rigueur toute montagnarde, sa ténacité suscitent l’admiration de tous les nombreux pilotes, y compris certains chef pilotes qui ont eu le privilège de profiter de ses conseils.

 

Robert parle si justement de la montagne, de sa passion. Tout le monde écoute. Ses exposés sur la montagne, sur la technique du vol en altitude sont savourés «religieusement». Au point que cette transmission perdure : son cours de pilotage en montagne est aujourd’hui toujours disponible sur Internet via le site de l’Aéroclub de Méribel.

Robert est le pilote que nous voudrions tous être. Il donne un vrai sens à cette vie. C’est un pilote rigoureux, précis, exemplaire et c’est aussi un homme d’une grande force morale insoupçonnée. Il est bien sûr capable, en vrai montagnard, de surmonter de difficiles moments.  Mais il sait aussi nous aider à les surmonter. Depuis des années, il inspire les plus jeunes dans leur désir de consacrer, à leur tour, leur vie à l’Aviation.

Cet éternel amoureux de l’Air (il a été pilote de planeur, pilote privé, pilote professionnel, créateur d’une compagnie aérienne, instructeur au centre national du SFA de Challes les Eaux, pilote de ligne instructeur, commandant de bord sur les plus beaux avions de son époque, chef de division aux très hautes responsabilités), est revenu à ses passions du vol en montagne. La boucle parfaite.

Personne n’oublie le côté savoyard du personnage et on ne peut s’empêcher de penser aux propos de Roger Frison Roche:

“Partir, revenir, ouvrir les portes de la vallée, s’en aller loin voir d’autres choses et d’autres gens et puis s’en retourner au pied de ses montagnes pour les contempler de nouveau, le regard modifié de toutes les expériences, voilà l’enseignement d’une vie”.

 

Je crois que cette phrase décrit parfaitement la vie de Robert, celle d’un homme qui a toujours voulu découvrir ce qu’il y avait derrière les montagnes d’ici ou d’ailleurs.

 

Jean-Claude Roumilhac

pour Aviation et Pilotes (avril 2009)

Le Club fin 1960

LFKX_fin_1960  Altiport dans les années 1960

Robert Merloz par Eric Merloz

HOMMAGE A ROBERT MERLOZ

 

 

Robert MERLOZ est né le 29 mai 1936 à Paris Xème.

Les parents de Robert MERLOZ, Paul et Blanche sont originaires de la Côte d’Aime (Savoie). Il passe sa jeunesse à Levallois-Perret où son père dirige une entreprise de déménagement “Aux Porteurs Réunis “. Robert MERLOZ obtient sa licence de pilote privé à l’Aéroclub d’Air France à Toussus-le-Noble, le 9 mai 1955, et participe à trois tours aériens des Jeunes Pilotes sur Stampe en 1954, 1955 et 1956.

C’est à l’Ecole de la Chambre de Commerce de Paris, rue Armand Moisant, Paris XVème, qu’il fait connaissance de Michel Ziegler. Pendant 27 mois, de 1956 à 1958, il participe à la guerre d’Algérie. En 1959/1960, il est employé chez le constructeur Breguet à Aire sur l’Adour. Le 11 mars 1959, Robert MERLOZ obtient sa licence de pilote professionnel. En octobre 1959, il effectue ses premiers atterrissages sur glaciers au cours d’un stage d’une semaine à Sion dans le Valais suisse, chez l’ “Aigle de Sion “, Hermann Geiger. En juin 1961, c’est en tant que pilote d’essai de planeur pour Breguet qu’il présente le ‘Choucas’ au Salon du Bourget.

Le 1er juillet 1961, création avec Michel Ziegler de la société ‘Air Alpes’ (une flotte de 2 avions : Piper PA 18 150 cv et un Pilatus à turbine Turboméca Astazou de 530 cv.) A la fin de l’été 1961, début des travaux d’aménagement de la piste de Méribel. Le 4 février 1962, Robert MERLOZ effectue le premier atterrissage sur le site devenu l’Altiport de Méribel à bord d’un Piper PA 18, immatriculé F-BKBF, et sur l’Altiport de Courchevel. Le 15 décembre 1962, avec l’inauguration de l’Altiport de Méribel, ouverture par Air Alpes de deux lignes à caractère régulier depuis Courchevel et Méribel vers Genève et Lyon-Bron, conjointement avec de nombreuses déposes de skieurs sur les glaciers. En 1963, ouverture par Air Alpes des lignes sur Megève, La Plagne, Tignes et Val d’Isère. Le 11 décembre 1964, premier atterrissage sur le site de l’Altiport de Megève. Robert MERLOZ effectue son dernier vol à Air Alpes, le 15 avril 1964. En 1964, création de l’Aéroclub de Méribel (1 Morane Rallye et 1 Piper PA 18) avec Nano Chapel, pilote d’Air France, comme Président. Robert MERLOZ en est moniteur bénévole avant de devenir moniteur à plein temps en 1965, puis instructeur pilote de montagne au Centre National du Service de la Formation Aéronautique au Centre de Challes les Eaux.



Robert_Merloz_Fondateurs


A partir du 29 mai 1967 et pendant 27 mois, Robert MERLOZ entre comme stagiaire Pilote de Ligne à Air France. Puis en août 1968, copilote sur Caravelle SE 220 ; février 1972, copilote sur Boeing 737 ; début 1980, commandant de bord sur Caravelle SE 210 ; début 1983, commandant de bord et instructeur sur Boeing 737 ; 1988, commandant de bord sur Airbus A 320 et Chef de Division de Vol Airbus A 320 ; fin mars 1988, effectue le survol en Airbus 320 des Champs Elysées avec à bord le Président de la République Jacques Chirac. 1991, commandant de bord sur Boeing 747-400, puis Chef de Division de Vol Boeing 747-400 lors de la mise en ligne de l’avion à la compagnie. Après un dernier vol sur New York, Robert MERLOZ est retraité d’Air France, le 29 mai 1996, avec 16821 heures de vol.



Robert_Merloz_Pro


En 1998, il assure les fonctions d’instructeur à l’Aéroclub de Méribel, et de 1999 à 2003, il en est le Président. Pilote d’ULM en 2006, d’hydravion, membre de l’Association française des pilotes en montagne, Robert MERLOZ prend son dernier envol au Broc (Alpes Maritimes), le 23 octobre 2009.



Robert_Merloz_Mousq

 

Biographie de Robert MERLOZ établie par son fils Eric à l’attention des Vieilles Tiges en mars 2011

Publié sur le site de l’aéroclub de Merlibel avec l’amicale et aimable autorisation d’Eric Merloz

Les Présidents successifs

de 1964 à 1999

Nano Chappel fondateur de l’ACM

Commandant de Bord Instructeur à Air France

Instructeur vol montagne

Professionnel Hélicoptère

Président fondateur de l’AFPM avec J. Tricart

Moniteur de ski

Sa personnalité et ses compétences assurèrent sa réélection pendant 35 années où il enseigna à l’ACM. A son départ il laisse 4 avions, dont 3 appartenant au Club et 150 membres actifs

 

de 2000 à 2002

Robert Merloz

Co-fondateur de l’ACM en 1964

Co-fondateur d’Air Alpes en 1966

Instructeur au SFA puis Commandant de Bord à Air France, sa carrière l’éloigne de Méribel pendant 30 ans. Il revient en 1998 à l’ACM une fois à la retraite d’Air France

Est élu Président en 2000. En 2002 il démissionne pour raison de santé.

 

de 2002 à 2010

Jean Claude Roumillhac

Commandant de Bord à Air France

 

2011

Gérard David

 

2012

Jean-Christophe Lajoux

Air France

Les Bénévoles

Car il est évident qu’un Club dont l’activité essentielle s’étale sur 6 mois ne peut fonctionner qu’avec l’aide de bénévoles. Ils furent très nombreux à l’ACM. Les instructeurs bénévoles qui participèrent à la renommée du Club, qu’ils en soient tous remerciés. Pour citer les plus anciens : Jean Linière, Gérard Deglon, Michel Sivry, Yves Boulnois, Bernard Violette, Jean Nicolle.

Parmi les bénévoles non pilotes n’oublions pas Freddy Bertin qui dépanna si souvent l’ACM en y apportant ses compétences aéronautiques et Jacques King qui construisit la tour de contrôle à ses moments perdus.

Les Chefs Pilotes

L’ACM prend son essor grâce aux chefs pilotes successifs qui en assurent le fonctionnement.

1965-1966 Robert Merloz, 1er Chef Pilote de l’Aéroclub de Méribel

1968          Blondel

1968-1969 Raoult

1970          Passadori – Goizet

1972          JF Decourt

1973-1975 Dan Amiard

1976-2010 J. Brun / Ph. Cocchi / Ch. Lambert / R. Villanova / Th. Gerard / J. Vallier

 

En 2010 les finances du Club ne permettent plus de rémunérer un pilote à temps plein. Dan Amiard redevient Chef Pilote (Bénévole cette fois)

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